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Les conseils citoyens se préparent dans différents quartiers nantais. Ces instances indépendantes de quartier ont pour intérêt d’être des espaces de discussion et de proposition qui siégeront dans les instances de décision en y ayant un réel pouvoir.

Les cycles de qualification au “Pouvoir d’agir” auront lieu prochainement et seront organisés sur des cas pratiques de résolution de problèmes.

Venez proposer des thématiques à aborder lors des sessions. Les groupes constitués imagineront ensemble la forme à donner au Conseil Citoyen de leur quartier.

Expérimentons ensemble une nouvelle manière d’agir.

Prochaines réunions:

– Bellevue – Mardi 14 avril de 17h30 à 19h30 – Salle du Drac.

– Malakoff – Jeudi 16 avril de 18h30 à 20h30 – Maison de quartier des Haubans

PREAMBULE DE LA SOCIETE CIVILE :

Les quartiers inscrits dans la politique de la ville, ne présentent pas que des difficultés ou des problèmes, mais sont également porteurs d’espérance. Ils ont une vitalité et une richesse dans les relations humaines qui constitue un véritable point d’appui à mettre impérativement en valeur. C’est ce à quoi s’attachent les acteurs associatifs.

L’intervention de la politique de la ville dans ces territoires :

– doit y favoriser l’initiative des habitants et des associations ;

– ne doit pas être une spécificité réservée à ces seuls territoires, mais constituer le terrain d’expérimentations ayant vocation à se développer sur les autres territoires de la métropole.

La définition du nouveau de contrat de ville s’inscrit dans un contexte « de crise morale » et d’incompréhension forte d’acteurs associatifs et d’habitants vis-à-vis des politiques et de leurs engagements. Pour beaucoup d’associations, elles sont engagées sur ces territoires (de très longue date) (est-ce utile en tenant compte de ce qui suis) et sont partenaires des collectivités locales dans la conduite de leurs politiques publiques depuis plusieurs années, parfois plusieurs décennies (politique de la ville, mais aussi éducation, culture, …).Nous souhaitons à la fois dépasser le stade de la simple consultation qui a prévalu jusque-là et alerter sur les risques que font peser les acteurs publics sur le secteur associatif lorsqu’ils ne vont pas jusqu’au bout de leur démarche ou reviennent sur des promesses ou engagements à l’égard de la population. N’oublions pas que les acteurs associatifs sont eux aussi dans une relation directe aux habitants et aux usagers et, se trouvent alors dans une situation de porte à faux qui décrédibilise leur action, et qu’ils payent les écarts entre le discours et les actions.

De plus, la fragilité financière, toujours plus forte, est également une source de vulnérabilité du projet associatif. Cette réalité à des conséquences concrètes sur la capacité réelle à impliquer les acteurs associatifs dans une démarche d’élaboration  et de co-construction de la politique de la ville.

Il est rappelé que la posture des acteurs associatifs est d’être radicalement engagée dans l’action et dans les territoires en gardant leur sens critique : ce qui est pour nous consubstantiel à l’engagement associatif.

Dans certaines villes, nous nous interrogeons fortement sur les ambiguïtés administratives qui parfois, dans certaines situations, prennent le pas sur le politique et ses décisions et inversement sur des promesses politiques auxquelles les services et acteurs publiques ne pourront pas répondre et qui provoquent le découragement des acteurs associatifs et des habitants.

Si la définition d’orientations est une étape pour l’élaboration du Contrat, celle du quoi faire et comment le faire est en fait centrale.

Nous considérons indispensable d’avoir une visibilité non seulement du processus d’élaboration du contrat de ville, mais aussi de sa mise en œuvre au cours des cinq années.

Enfin, nous demandons à être associés à la gouvernance du contrat de Ville au niveau politique et technique, selon des modalités qui bien sûr seront à discutées.

Nous voulons travailler en bonne intelligence avec toutes les parties prenantes : représentants de l’Etat, élus et techniciens de la Communauté urbaine, des communes, et des structures associées, et bien sûr d’abord avec les habitants et tous les acteurs locaux : associations, collectifs et personnes ressources.